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Past
Avant, c'était un recueil de lettres, réelles ou fictives. Aujourd'hui, c'est le type même de l'abandon. Quelque fois, je poste ici, pour que les choses soient quelque part et que peut-être un jour, la personne concernée lira et comprendra. Je crois que Yukimania passe aussi, de temps en temps. Je ne sais pas. Ca n'a plus de sens. D'ailleurs, je ne pense pas que quelqu'un passe encore, et ça n'a aucune importance.

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Future ?
Klairedelune : Moi je passe par là... Coucou au passage, s'il y a quelqu'un pour m'entendre!
myel : Oh ma jolie Couleur, tu réécrits en fait... et moi qui n'avais pas vu...

Merci de partager tes mots.
Deliriumtresmince : J'aime bien, te sentir évoluer, dans les mots. Mademois'aile, j'ôte mon chapeau.


Inconnu(e) à cette adresse

La boîte aux lettres

Elsewhere
Mercredi 20 Septembre 2006
La vie ne vaut rien, mais
--> rien ne vaut la vie ... *AaA*
J'aimerais te dire qu'on peut s'accrocher à la vie, qu'elle en vaut la peine, que je tiens à toi et que j'aimerais tellement savoir si toi aussi. J'aimerais penser que tu as raison, finalement, à la vitesse où le temps passe, les choses s'enchaînent, les malheurs si disproportionnés comparé au Bonheur, que vraiment, ça n'a pas de sens, on devrait tout arrêter, pour soi, pour les autres.
J'aimerais croire que tu as raison, j'aimerais voir les choses comme toi, ne serait-ce que pour comprendre.
Mais après, je voudrais te montrer ma vision des choses.
Tout ce qu'on louperait si on n'était pas en vie, tout ce qu'on ne regretterait pas si on ne savait pas.
Bien sûr, la vie est "belle" : les oiseaux chantent entre les quelques arbres qu'il reste, la musique résonne dans nos oreilles et notre cerveau nous les traduit sous forme agréable, on en veut, on en reveut et si on ne se soûle pas de ça, on se soûle d'autre chose.
Toi aussi, tu as tes manies, tes chansons, tes sourires et puis tout ça. Tu as aussi tout ce passé -que j'aimerais bien effacer mais après tout, le passé c'est toi, non?-, toutes ces choses que tu ne dis pas, ou à de rares personnes, F., M., moi? Je ne sais pas, tu ne dis pas grand chose sur les autres, tu gardes bien les secrets, surtout les tiens.
Tu me dis que tu n'as personne, et j'essaie de te faire comprendre que malgré tout, je suis là, à ma manière, comme je peux, j'essaie de faire en sorte que tu me croies, mais visiblement, tu ne "sais pas". Y'a sûrement d'autres personnes, je ne peux pas savoir pour toi...
L'avenir, nul ne le connait, je crois. Les diseuses de bonne aventure, ça ne va pas chercher loin, et les "vraies" voyantes, que peuvent-elles dire?
Il y a certaines choses dont on est sûr : une vie aura une fin.
Et une chose à laquelle je crois, et toi non, c'est qu'il y a du bon dans le mauvais. La vie n'est pas parfaite, ça va de pire en pire pour toi, mais le fond est encore loin, à toi de voir si tu veux le toucher ou pas. Y'a toujours ces p'tits riens qui font que.
Quelques personnes? Je suis tellement égoïste que j'aimerais être dedans.
Oui tu as raison, les gens sont égoïstes. Mais je ne connais personne qui fasse preuve d'abnégation à 100%. Déjà, 1%, c'est pas mal. Tu l'es aussi à ta façon, et je ne te reproche rien.
Toi, sans ton caractère, ton passé, et tout ce que je sais de toi, ce n'est pas toi.
Je me demande si tu voudrais que ta vie soit différente, que tout ça soit vraiment effacé? J'ai peut-être tort, mais je trouve que ça fait peur.
Repartir à zéro, je veux pas. Je veux garder le bon, mais sans le mauvais, le bon ne serait pas bon. Et je n'imagine pas sans toi.
Ce n'est pas une "déclaration d'amour", tu le sais que je t'aime, n'est-ce pas? Tu es la personne que j'ai rencontrée qui compte le plus pour moi, à ce jour.
Peut-être que ça changera, j'en sais rien et puis je m'en fous, aujourd'hui c'est comme ça, je changerais ça pour rien au monde. J'ai envie d'un futur avec toi, qu'on soit toujours amie, quand on aura des pavillons et des culs de bouteille, comme je le disais l'autre fois.
Alors forcément, si tu t'en vas, mon monde s'éffritera et adieu mes beaux rêves de futur.
Mais si tu le faisais, je ne t'en voudrais pas. Je ferais tout pour ne pas t'en vouloir. J'essaierais de comprendre. Au conditionnel non seulement pour le respect des temps, mais aussi parce que je ne connais pas l'avenir.
J'aimerais aussi ajouter que tout s'arrangera, tout ira bien, et toutes ces idioties dont on nous abreuve tous les jours, dans ces romans que je lis et que j'adore, mais je sais que ce n'est pas toujours le cas.
Je ne peux pas te dire de ne pas faire ci et de faire ça. Je peux juste espérer que tout ira mieux. Et toi, tu peux essayer de changer les choses, puisque ça te concerne plus que moi. Mais ne crois pas que ça m'indiffère parce que ça t'arrive à toi. Au contraire, bien que ça ne me touche pas de la même façon.
Je me sens tellement impuissante quand je ne peux rien faire, même pas te consoler ou te parler directement, te changer les esprit ou te faire respirer un autre air.

Tout ça, ça me blesse parfois, d'autres, ça me rend heureuse. Je suis stupide en fin de compte, je me contente de peu. Mais te concernant, me concernant, nous concernant.

Parfois quand j'écoute certaines chansons, je me sens en vie. Idiote expression, je suis en vie, mais. C'est différent et je n'arrive pas à m'exprimer. Comme je le disais, c'est la même chose pour les p'tits riens.
Est-ce que tu ressens ça? Est-ce que tu ne vois vraiment que le négatif dans tout ce bordel? Le futur, pour toi, c'est quoi? Un mot dans le dictionnaire?
Je te vois faire des projets, essayer, trouver des idées...
Finalement, est-ce que tu y penses sérieusement? Si oui, je ne t'encouragerais pas, tu l'auras compris. Je n'ai pas le droit de te dire de renoncer, ou même si je le disais, je n'y croirais pas.

Tout ça écrit ici, dans le désordre, parce que je ne sais pas. Je n'ai peut-être pas le droit de te dire ça, de mettre "je" presque toutes les lignes et de dire après que c'est pour toi.
Droit, devoir, encore des mots sans sens. Y'a des choses qui sont comme ça et puis c'est tout. (Parfois j'aimerais croire à ce que je dis, parce que j'attache beaucoup d'importance aux mots... humhum)
Si tout ça n'a ni fin ni début, c'est peut-être parce que la fatalité, c'est ça. C'est ça la vie, un assemblage de truc, nul, bien, sans nom. Et puis peu importe ce que c'est, on le vit et puis point barre.-


Forever and now.
D'après Color, à 19:20 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Lundi 03 Juillet 2006
Past Present Future

Cher passé...

    Tant de choses se sont passées depuis que tu es passé. Beaucoup de chansons sont entrées dans mon esprit, des nouvelles rencontres ont été appréciées, des personnes avec qui je parlais sont restées avec toi. Il s'est passé tellement de chose depuis qu'on n'écrit plus ici... Là, c'est un ramassis de vieilles lettres plus d'actualité, je ne parle plus à Tibou, rarement à Tik&Tak - d'ailleurs j'attends encore son dvd x| - et tout n'est plus pareil. Je pourrais te parler de l'après-toi, mais une fois dit, les choses se mélangeraient à toi... et je veux les garder avec moi encore quelques instants.

Cher présent,

    Juste quelques lignes pour te parler. Ce que je ne peux dire au passé, je me dois de te le dire.
J'ai peu parlé à Tiphaine, rarement à Cécile, désespérée pour Elizabeth. L'amitié que j'avais envers elle est presque révolue, tandis que persiste encore celle avec Marie. Je crois que ces vacances vont faire des ravages sur celle-là. On se voit presque tous les jours et du coup, on a plus grand-chose à dire, c'est à peine si elle m'a parlé de sa dispute avec C. avant que je ne lui parle.
    Mais j'ai aussi rencontré quelqu'un d'autre. Là, ça a été très étrange, je ne savais plus ce que je voulais et je me suis retrouvée des mois en arrière. Mais... en faisant le point sur ce que j'ai dit ou non à Marie, je me suis rendue compte qu'on aurait dit de l'amour. En réalité, pas du tout. C'est ça qui était étrange et je ne me comprenais pas. Je croyais lui dire des choses complètement futiles et débiles, ce que c'est encore d'ailleurs, et finalement je pensais qu'il ne voudrait plus me parler. Je le voulais. Etrange, disais-je donc. Mais je ne saurais tout raconter ici, même si je devrais sûrement, ça m'aiderait à y voir clair.
   Ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est...

Cher futur,

   C'est donc toi qui m'inquiètes. Tu me fais peur. Et en même j'ai confiance.
   Ce qui me fait peur c'est le fait que je ne pourrai plus vraiment parler avec Marie et que je ne ferai surement pas d'ami(e)s. Je me connais. Grâce au passé, et au présent. Mais toi, que me réserves-tu?
   J'ai peu à te dire : si je dois étaler mes "peurs" ici, on en a pour un moment, et comme tu ne me répondras pas...  De toute façon le passé, le présent et le futur très proche m'occupent sufisamment l'esprit sans réellement penser à toi. Je te prie de vouloir m'excuser.

A vous trois, bien amicalement,
Althéa.

D'après Althéa, à 19:08 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Jeudi 08 Décembre 2005
Niarf
--> Reniarf

Chères Tikalouninette et Shisau,

Auriez-vous l'obligeance de me dire pourquoi notre pauvre petit forum se meure ?!

Ça me rend toute triste :'(

S'il-vous-plait, tout mais pas ça ! Je n'aime pas les enterrements ...

On pourrait peut-être trouver d'autres personnes ou bien l'ouvrir à d'autres textes même si ce ne sont pas des lettres ...

J'attends vos réponses.

Bien à vous,

Yu'

D'après yukimania, à 19:55 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Samedi 01 Octobre 2005
Sans titre
--> Sans sous-titre

Cher inspiration ...

Tu me manques ? Quoi ? Ca se voit ? Je le sais !
Quoi ? Je ne viens plus ?! Mais c'est parce que tu m'as quitté !
Sans toi ... Et bien ... Je n'écris plus. Ou trop mal.
Je voudrais écrire de beaux textes. Drôles, enjoués. Et pas seulement mélancolique et dépressif comme je le fais !
J'écris toujours pareil ! Et quand je m'essaie à un texte joyeux, ça fait faux.
C'est parce que je ne suis pas heureuse ?
Ou bien c'est parce que j'ai une étiquette collée sur le front ?
Si tu savais comme je meurs d'envie d'écrire beau !
Mais sans toi, pour moi, c'est mission impossible !
Pourquoi certains ont-ils plus de talent que d'autre ?
C'est injuste !
Voilà. Tu es repartie. Complètement. Tu m'as vidée.

Adieu donc ma belle inspiration.

Reviendras-tu un jour ?

D'après yukimania, à 16:30 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Vendredi 09 Septembre 2005
Mais ce n'est plus pareil, tout est abîmé... Pour un instant seulement...

 Toi, que je ne connais pas, toi, qui ne me connais pas.
 Je ne suis pas Prévert, mais je dis tu aussi aux gens que j'aime bien. Je ne suis pas Prévert, je ne te demanderai pas de te rappeler. Je ne te parlerai pas de Brest ni de jours de pluie. 
 D'ailleurs, je ne peux même pas te nommer. Tu resteras peut-être sans nom pour toujours. J'espère que tu ne m'en veux pas, bien que tu n'aies aucune chance de me connaître.
 Je suis sûre de certaines petites choses. Je suis certaine que tu es bien l'un des rares à avoir des baskets de marque et à faire tes lacets. Tu es l'un des rares à tourner en rond, un peu tout le temps. Moins cette année, je crois. Mais l'année dernière, je n'y pouvais rien, je te voyais, dans le hall, désamparé. Tu attendais que le temps passe. Et c'était tout. De mon point de vue en tout cas. La sixième, sûrement une classe inconnue, des amis ailleurs, trop pris par leur vie? Je laisse mon imagination parler, tu sais, je n'en sais rien, dans le fond. Je sais que tu fais de l'allemand, parce que. La case est repérable de loin. 
 Non, ne te méprends pas. Si j'écris, ce soir. C'est parce que, quand je t'ai vu, comme toujours, sur le chemin, ça, c'était nouveau... Eh bien, je me suis demandé une fois de plus ton prénom. Rien que ça. Un tu t'appelles comment? Mais non, mon beau dialogue était dans ma tête, les questions, les réponses, pour la plus part. Même une imagination de ta voix. Pour une couleur de ciel. Une idée d'écriture. Ou quelque chose du genre. Mais une question principale restera sans doute à jamais sans réponse. Oui, tu sais laquelle.
 Je suis curieuse. Je me demande si tu es un élève moyen, nul, ou bon. Si tu sais accorder un participe passé, par exemple. Le plus fort, ce serait que tu t'appelles comme une personne à qui tu me fais vaguement penser.
 Ce que tes pauvres mains racontent. Mais je ne suis pas Brel non plus. Pas plus poète ou je ne sais quoi. 
 Au moins, tu ne veux pas avoir l'air... Mais, est-ce que tu triches ou est-ce que tu vis ? Parce que tu n'es peut-être pas comme ces gens-là. Je ne sais pas. Je ne peux pas savoir. Est-ce que tu causes ? Est-ce que tu comptes?
  Est-ce que tu te trouveras une Frida? Que les autres voudront ? Je sais que si c'est pas sûr, c'est quand même peut-être.
  En fait, il y a tant de questions...
Mais il est tard monsieur, il faut que je rentre chez moi...
 Non, c'est faux. Il ne faut pas.
  Tant d'inconnues, mais, ce n'est pas une équation... Alors, tout va bien.

Dansez braves gens !

Une souris verte, qui courait dans l'herbe...

On n'a plus qu'à devenir vieux.
Mais ce sera plus pareil. Tout sera abîmé...
Ou peut-être que.
Pour un intstant.
 
Un instant seulement.
On verra...

D'après Color, à 22:24 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Samedi 03 Septembre 2005
Memory

Ma chère Yuki,

J'espère d'abord que tu vas bien.
Ensuite, je me suis dit que lire ta lettre juste à ce moment précis, c'est peut-être une intuition. Une qui m'aurait fait venir moins d'une heure après. Pour te répondre.
Pour te dire que tu as raison, nos lettres se frôlent et s'entremêlent...
Bien sûr, je veux bien t'expliquer tout ce que tu voudras, dans la possibilité de mes moyens.
Bien sûr, je veux bien que tu me parles d'arc-en-ciel, de la vie, et de tout ce que tu voudras.
Bien sûr, je veux aussi que l'on refasse le monde, que l'on peigne le ciel comme on pourra, comme on voudra.
Si moi je te réponds, ce n'est pas parce que tu l'as demandé. Si je te dis tout ça, ce n'est pas pour accepter de te faire devnir semeuse de rêve ou rêveuse de mots. Si j'écris ceci, ce n'est pas pour que tu sois triste, juste pour que tu comprennes que non, je ne peux pas, parce que, je ne suis pas.

Si je t'écris, c'est aussi pour que tu rendes compte qu'expliquer, c'est dur, pour moi. Que je fais de mon mieux.
Que je t'aime beaucoup.
Qu'aucun mot n'est parfait, qu'aucune phrase ne l'est non plus.
Mais les mots et les phrases les plus beaux sont ceux qui viennent du coeur.
Tes ailes se sont froissées une fois malgré ma promesse... Je me sens encore un peu coupable, j'étais si sûre de moi...

Mais je dois te laisser,
Alors bisous Ma Yuki,
Althéa.

D'après Althéa, à 13:05 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Correspondance
--> Me répondras-tu ?

Chère Althéa,
Cela fait déjà un moment que nous nous croisons ... Nos textes se frolent, se froissent, s'entremêlent sans que, jamais, les mots ne se séparent !
On a appris à se connaître ... à travers ces lettres que nous n'aurions jamais écrites !
Sans toi, je ne serais pas là ... Alors je te remercie ! Mais je me demandais si ... Enfin non ... je n'ose pas ... Mais si ! Pourrais-tu me répondre ?
Juste quelques lettres ... Pour te parler du temps qui coule et des fées qui ne peuvent pas voler. Pour te parler de mes ailes, encore, qui sont défroissées ... Pour te raconter l'histoire d'un petit bonhomme qui jouait du saxophone ou bien d'un arc-en-ciel cloué au ciel ...
Tu accepteras, dis, de m'écouter encore après cela ? Et de m'expliquer les choses qu'une fée-ange ne comprend pas ?
Je voudrais qu'on refasse le monde. On commencerait par repeindre le ciel ... De la couleur de nos coeurs ...
Voilà tout. Mes mots ne sont pas parfaits ... Ils ne sont ni très beaux ni très bien rangés ... Mais ils sont là ! Et puis, tu m'apprendras à devenir une faiseuse de rêves et une rêveuse de mots !
Bien à toi,
Yukimania

D'après yukimania, à 12:41 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Mardi 23 Août 2005
Pourquoi ???
--> M'abandonne pas ...

Mon "chou" ...

Mais putain ! Répond-moi quoi ! T'as pas le droit de me jeter comme une vieille chaussette ! Je supporterais pas ! T'as pas le droit de me faire la gueule ...
S'il-te-plaît ... Reviens ! J't'accueillerais à bras ouverts ! Je t'aime moi ! Tu peux pas me quitter ... Tu peux pas m'abandonner ... Je t'aime ...
Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ?? Pourquoi tu m'enfonces un poignard dans le coeur ? C'était une blague ... Juste une blague ... Tu peux pas m'en vouloir ...
Parce que sans toi ... Je ne suis rien ...
Me laisse pas pleurer ...
Me laisse pas comme ça ...
Dans cet état-là ...
Je supporterais pas ...
Qu'on se brouille à cause de ça ...
Reviens-moi ...

Ta "beauté" d'un soir ...

D'après yukimania, à 21:36 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Vendredi 19 Août 2005
Silence !
--> Ton absence

Cher Mr M.,

Vous m'aviez dit : "Ne t'inquiète pas, tu n'as plus rien à craindre, tout va bien ! Ta famille a été sauvé et il n'y a plus aucun risque. Rentre chez-toi, petite fille, tes parents vont t'attendrent !"

Je vous avais cru ...

Comme j'ai eu tort !

Aujourd'hui, mes parents sont morts, contaminés par ce satané virus non-identifié ... Mon jeune frère de 6 ans aussi ... Parce que ma mère l'a mis au monde alors qu'elle était déjà porteuse de la maladie ... Moi, j'ai survécu ... Pourquoi ? Je l'ignore ... On ne sait toujours pas pourquoi cela frappe certaines personnes et pas d'autres ...

Vous, bien sûr, vous êtes en sécurité ! Tout le monde va bien, la vie continue ...

Vous avez ruiné MA vie, je voulais juste que vous le sachiez ...

Vous auriez du nous mettre en quarantaine, respecter la procédure de sécurité, despiter la maladie, trouver l'antidote, nous sauver ... Mais vous n'avez rien fait ... Car votre vie à vous ne risquez pas d'être dérangée ...

Comme je vous hais ... Aujourd'hui, quand je ferme les yeux, c'est vous que je vois ... Et ça me donne envie de vomir ...

Vous ne lirez sûrement pas cette lettre, Monsieur, quelqu'un la lira pour vous ... Mais j'espère que ce quelqu'un vous apprendra que vous avez un ennemi de plus sur cette planète ...

Je ne vous dis pas au revoi, Monsieur, car je ne souhaite nullement vous revoir ...

L. A.

D'après yukimania, à 22:52 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Mardi 28 Juin 2005
Madame la Fée

Madame la Fée,

   Vous prétendez ne pas savoir voler. Moi, je dirais plutôt que vous n'osez pas, vous avez sans doute peur de voler de vos propres ailes, comme n'importe jeune fille devenant fée, comme ça. Seulement, vous devriez prendre confiance en vous, respirez à fond et enfin vous envoler, comme toutes bonnes fées.

   Il me semble aussi que vous attendez. Je ne sais pas quoi au juste, peut-être que votre bien aimée devienne plus que vous le souhaiter, en tout cas, vous attendez. Je voudrais vous conseiller, vous dire que tout ira bien, rien ne vaut votre bonheur, mais m'écouteriez-vous seulement ? Je ne pense pas.

   Je sais bien que vous pleurer, ma toute petite soeur, et même si ça vous rend encore plus joli, vous vous cachez et votre coeur se morcelle encore plus. Le soutien que vous possédez ne vaut rien comparer à celui dont vous avez besoin, pour ne compenser qu'une toute toute petite partie. Décidément, vous n'avez pas de "chance". Juste votre peur et votre chagrin.

  Je ne vois pas quoi ajouter, mais il me falait vous l'écrire, peut-être que cela vous aidera à voir plus clair.

  Prenez soin de vous, vos ailes vous envoleront plus vite que vous ne le penser.
  Bises,
Une personne impuissante.

D'après Althéa, à 15:54 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Juste pour [eux]

Petite fille,

  Quelques mots pour toi, et tout ceux qui liront. Toi, tu es loin de chez toi, et moi, je ne pense qu'à toi. Je sais bien que c'est assez dur, tu dois te dire que tu ne les reverras plus jamais, ou alors si tu les revois, ils ne t'aimeront plus.

  Tu auras peur, c'est compréhensible. Mais, toujours cette question, Pourquoi moi? et sache que si je le pouvais, je répondrai. Je t'expliquerai, je saurai et je ne m'en ferai pas.
  Je pourrais étancher ta soif de savoir, quelques chansons, poèmes, auteur célèbre et conte de Grimm ... Mais rien qui ne vaille la peine d'être une réponse.


  Je pense à toi, et à ces moments qu'on n'aura jamais. J'aurais voulu t'expliquer ce qu'est la mort, pourquoi la vie est un cadeau et ce que pensent ceux qui ne t'aiment pas. La musique, qui adoucit les moeurs, les rêves, qui nous permettent de tenir dans ce monde de fous.
  Je te chanterais le vent et j'allumerais un arc-en-ciel pour que tu comprennes ce que c'est et la douceur de ce moment. J'exigerais d'une aurore boréale qu'elle m'obéisse de ces chatoyantes couleurs. Rien que pour toi, ton sourire, les étoiles enfouies dans tes yeux, la Lune dans le ciel, ton monde de peur.
  Si tout était facile, j'effacerais ta peine, tu serais présente auprès de ceux que tu aimes. Mais ce n'est pas comme ça.

   Les anges n'aiment pas mourir vieux, dit-on. Alors pense-t-on aussi aux enfants ? Tu as fait ton choix, ou tu ne l'as pas eu ? Tu as eu peur avant de découvrir ce monde ?
   Petite, à jamais. Mais je ne doute pas que tu reviendras, avec d'autres armes, d'autres convictions. Peut-être un but précis.

  Tu m'en voudras d'écrire ça. Peut-être plus de te le faire parvenir. Un truc comme pour se déculpabiliser, un truc comme tu aimes pas. Pour deux, pour un amour sans voix.
  Quelle sera la prochaine surprise ? Et le prochain cadeau ?

Sans aucune attente d'une quelconque réponse,
Celui qui t'attend avec amour,
avec l'amour que tu n'auras jamais eu,
que tu n'auras nulle part ailleurs
.

D'après Althéa, à 00:01 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Vendredi 24 Juin 2005
Lettre sur la plage, fin.

Andreas, mon cher !

  Je suis tellement proche de toi ! Oh là là, n'est ce pas merveilleux ? Bientôt sentir ton souffle s'accelérer à ma vue, tes yeux papilloner d'incompréhension, et moi, te donnant les lettres !!!

   A présent, nous sommes à Florence, et tout va bien pour le mieux. Il est tard, très tard. Je sais pas pourquoi je suis réveillée d'ailleurs, mais je te l'ai déjà dit, je suis si excitée !! Bon, je veux pas t'ennuyer, hein.

   Lors du dernier arrêt, on a parlé philosophie. Et la fois d'avant, de chocolat. Dans la voiture, de l'histoire de l'Espagne et de celle d'Italie. Je la connaissais pas. Mais je sais pas trop quoi pensé. Et puis, on a parlé musique ! C'est trop sympa avec eux. Ils sont beaucoup plus ouverts que mes parents, et je ne leur ai pas caché. Ils m'ont dit que la vie se forge avec ce qu'on vit et avec ce qu'on nous apprend. Ils ont ajouté qu'ils aimeraient avoir un enfant mais que c'est impossible, alors ils sont venus ici, chez un ami, pour s'éloigner de leur vie, et qu'ils sont contents de m'avoir rencontrée.

   Je me demande comment ils vont rendre la voiture de location à temps ! Mais ce n'est pas mon affaire. Et mon argent diminue trop vite, si jamais je veux rentrer, je pourrais pas. Mais laissons les ombres hors de tout ça, c'est si merveilleux ! Plus d'aventure en une semaine qu'en 15 ans ! Et tu sais quoi ? C'est la première fois que je pense vraiment à mes parents. Je me demande ce qu'ils ont, s'ils vont bien, s'ils s'inquiètent et si les filles les ont mis au courant. Bah, advienne que pourra. Et plus le temps passe, plus tu es près de moi.

  A bientôt Andreas, je suis sûre que la prochaine fois, je te parlerai de vive voix !
Elena, ta bien aimée.

   Andreas reposa les feuilles en se disant que c'était étrange,ce garçon à qui cette fille écrivait avait le même nom que lui. Et puis, justement, il venait de trouver ces feuilles sur la plage, en Italie. Et si tout ça, c'était vrai ? Il ramassa les feuilles et continua sa promenade. Pas de quoi s'en faire.

Puis, une question lui vint à l'esprit, comment avait-il compris cet espagnol ?!

D'après Althéa, à 19:25 dans ~ La boîte aux lettres ~
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Lettres du passé





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