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Je ne dirai pas ton prénom, et je ne dirai pas le mien, pour commencer.
De toute façon, je pense que tu sais qui tu es, ou tu penses que je sais qui tu es. Peut-être pas. La première est sans doute la plus vraie, et je pense que tu sais, que du moins je pense savoir qui je suis, si tu ne sais pas qui je suis, toi. Mais je pense que tu le sais beaucoup mieux que tant d'autres.
Bon, je commence déjà par dire n'importe quoi, je sens que ce qui va suivre ne va pas être mieux, mais c'est pas important, parce que cette lettre n'a pas de but précis, simplement pour me souvenir, peut-être pour te rappeler aussi, ou juste pour écrire.
Et comme c'est à toi, comme avant, j'ai envie d'écrire, comme à chaque fois que j'ai voulu écrire en fait, je t'adresse cette lettre, quand je l'aurais finie.
3 heures et 25 minutes.
Pourquoi ce soir ou plutôt ce matin, pourquoi maintenant, et pourquoi, tout simplement ?
Je suis crevée, mais j'ai envie d'écrire.
Demain, on va à Béziers, une grande ville, je sais pas si je t'en ai parlé, ou si tu la connais plus ou moins, enfin, tu vois ce que je veux dire. Pour les courses de la rentrée. J'aime bien ces courses-là, acheter tout plein de cahiers neufs, des stylos neufs, enfin tout neuf, j'adore ça. Puis c'est pas souvent, aussi, que l'on sort comme ça en famille, tous ensemble.
Puis ça me fait aussi penser à quand je vais retrouver cet endroit si familier, et pourtant redouté, le collège. Celui où on vit pas mal de choses qu'on aimerait éviter, mais bon, on fait avec hin.. Mais tu vois, j'adore le jour de la rentrée, bon après, je peux pas en dire autant des jours qui suvient bien sûr. Mais le jour de la rentrée, j'adore, juste.
Je devrais aller me coucher, ma mère me tuerait si elle savait que j'étais encore debout.
Parce qu'elle, et lui, ils dorment, là haut. En montant, je vais devoir faire attention de pas allumer la lumière du couloir, parce que celle-là elle réveille maman, et ne devrais allumer que celle des escaliers.
Dans deux ou trois heures mon père sera levé. Il faudra que je me couche avant qu'il ne se réveille.
Mais je suis là, à t'écrire, je sais pas combien de temps encore, en écoutant en boucle cette chanson de Pleymo, "On ne changera rien", que l'autre imbécile m'a envoyé.
Mais je pense que toi, justement, tu as changé quelque chose.
C'était quand j'avais lu, sur ce joueb, ces petits mots, une lettre destinée à quelqu'un d'autre, mais quelques mots qui étaient quand même là, parlant de moi. Peut-être des mots auxquels je n'aurais pas dû donner tant d'importance, surtout quand à la base, l'écrit n'était pas pour moi.
Mais quand même, je me souviens, un de mes mails, très long, d'ailleurs, ou peut-être que j'étais seule à trouver excessivement long, que je t'avais envoyé.
Parlant de moi, bien sûr, comme toujours. En fait, je me suis rendue compte, en parlant avec un ami, aujourd'hui, que même si l'on arrête pas de répéter qu'on ne veut embêter personne à raconter sa vie, on la raconte forcément un jour ou l'autre.
Enfin, moi en tout cas. Je n'arrête pas de me dire que j'aime pas parler de moi, pourtant, je n'arrête pas de le faire.
Tiens, la preuve.
Mais toi, en revanche. Je sais que j'ai dû te le dire beaucoup, et ça t'embête peut-être que je te le répètes, et j'en suis désolée. Enfin, je ne suis pas là pour insister à ce que tu parles, si tu ne veux pas, c'est comme tu veux. Mais tu dois avouer quand même, que je ne saurais pas beaucoup de choses si. Et puis je m'arrête là, parce qu'encore, je dis 'beaucoup' mais je ne sais pas quelle est la quantité de ce que je ne sais toujours pas.
Tu dois sûrement te demander, tout ça pour en venir où.. A vrai dire, je n'en ai aucune idée moi-même.
J'éspère juste que ce monceau de bêtises ne t'embête pas trop à la lecture..
Je pensais que ça serait long, mais finalement, j'en doute un peu.
Aussi, je voulais te parler de la rencontre, de la nôtre, bien sûr. Je sais pas si je t'ai déçue, si je ne suis pas celle que tu aurais aimé voir, mais en tout cas, j'éspère que tu m'aimes tjs au moins un peu autant qu'avant. J'ai été un peu nulle, mais bon, tu m'en voudras peut-être d'écrire ça, alors je vais me taire, enfin, ici.
Mais j'éspère quand même de n'avoir pas été une décéption.
Tu sais, je me rends compte, en fait, je ne sais pas vraiment depuis combien de temps, que je tiens énormément à toi, je ne sais pas si c'est réciproque, mais bon, je peux pas t'y forcer non plus .. =p
Enfin voilà, peut-être aussi est-ce pour ça, mais hey. Toi. Là. Je t'aime.
Je sais pas.. Comme ça, j'ai envie de te le dire, de te le faire savoir.. J'ai parfois peur que tu aies l'impression que je t'oublie ou que je ne pense plus à toi. Et puis avec ces quelques mots là, lus entre plusieurs autres lignes qui n'avaient rien à voir, je ne pouvais pas faire autrement que de penser que c'était le cas.
Non, je n'écris pas pour avoir la conscience tranquille et me dire, que c'est bon, comme ça, tu ne penseras plus ça, et tu me laisseras tranquille. Parce que c'est pensable, en effet.
Mais tu sais que moi, et l'écriture, c'est pas terrible, alors si je t'écris tout ça, c'est que je le pense quelque part, non ? Et puis même si c'est pas une raison valable, il y en a beaucoup d'autres, et même si je ne peux te les prouver qu'à l'aide de ma parole et cette petite lettre minable, et bien, j'essaierai de te les prouver du mieux que je peux.
Je n'ai pas voulu t'envoyer ça en mail directement, mais je savais que si ça passait en lettre ouverte par ici, tu le lirais forcément.
Bon voilà, comme je disais, c'est pas terrible, et c'est plutôt beaucoup court, mais c'était juste pour te demander pardon, et aussi te dire que je t'aime, simplement.
4 heures et 23 minutes.
Pour toi, Ma Princesse.
Je ne veux pas manquer d'air, je veux pas manquer d'étoiles. Je veux juste un peu de place, que me laisses une petite trace...
Je me demandais si tu venais encore, dans notre cabane aux rêves, dans nos sanctuaire, celui qui renouvelait notre air, celui qui paraissait tout vert, parce que je l'avais mal repeint ...
On devait repeindre le ciel, et on a vraiment commencé, mais eu bout de quelques jours, on s'est essoufflé et on a laissé tomber, un autre jour, et on en est encore là, puisque tu es partie, puisque tu t'en es allée loin.
Dans ton coeur, il y avait des millions de couleurs que j'étais trop aveugle pour voir, tu cachais des prières que j"étais trop athée pour comprendre. Tu vivais au jour le jour, minute par minute, seconde après seconde. Tu ne voyais pas plus loin que le prochain p"tit pain au chocolat.
Nous deux, c'était pas comme avec les autres. Une belle amitié, des mots pas prononcés, des chansons qu'on chantait et écrivait ensemble, des nuits à rire rien qu'en se regardant.
Des jours de sourire intensif. Pas de cachoterie, à part ces prières et l'origine de ces couleurs.
C"était tout bête, c'était tout nous. Notre premier chapitre de vie.
Et tu t'es enfui, bien loin. Dans un autre univers où je ne suis pas, un endroit où tu te sens bien. Enfin, je l'espère...
Je ne veux pas manquer d'air, je ne veux pas manquer d'étoiles. Si je m'en remets à toi, c'est que je sais que tu as la solution. Je sais que tu penses, que tu ris pour moi, au moins de temps en temps, parce que si tu vis Carpe Diem, il te reste des traces de passé que tu ne peux oublier. Je le savais bien avant qu'on ne soit vraiment ami. Souviens-toi : S-a-S -a. Sans Aucun Secret Antérieur. Le bon vieux temps ?
Mes étoiles... Je dois trop écouter Lynda Lemay :
Les étoiles que j'avais dans les yeux et qui semblaient te plaire sont venues s'échouer comme des étoiles de mer... [ ... ] ... Si tu es venu pour les étoiles, elles sont tombées dans la boue. Si t'es là pour me voir j'te signale, y'a plus rien à voir du tout ...
Mes étoiles à moi, c'est pareil... Dans la boue. Mais, tu n'es pas là. Tu ne te mettras pas à g'noux dans la vase pour me d'mander pardon. Le tonnerre ne me volera pas ta phrase et tu ne te lèveras pas d'un bond. Puis tu repartiras pas l'air malheureux, et au coin de mes yeux, il n'y aura pas comme des étouales.
Ca arrive que dans cette chanson, je crois...
Mon air s'en est allé, je peux te l'avouer, mon oxygène s'est envolé avec toi.
Mais c'est pas grave, tant que tu es heureuse... et que tu ne lis pas ces mots-là.
C'est pas grave, ça va passer.
Juste le temps... de ne plus penser.
Ma dear . . . ,enfin, qui tu voudras.
Je sais bien que je ne t'ai jamais vraiment écrit, sauf une fois, il me semble, mais j'avais dit que je le ferais, parce que tu n'avais soi-disant jamais aucun mail.
La différence, c'est que c'est plutôt une lettre ouverte, alors peut-être, sûrement, que tu ne liras pas. Ou alors, tu ne te reconnaîtras pas.
Je ne sais pas trop pourquoi les mots me viennent tous seuls ce soir, surtout que cette "lettre" sera peut-être un peu inventé, et que j'ai déjà peur d'appuyer sur "valider". Oui, je suis bête. Oui, je dis n'importe quoi.
Je viens de me souvenir d'une photo de toi, sur un blog, ou Onnedirapasqui disait que tu étais méchante mais qu'Onnedirapasqui t'adorait de trop, ou quelque chose omme ça. Et toi, tu avais répondu que oui, tu étais chiante, et que oui, toi aussi tu t'aimais. Enfin, un truc du genre.
Mais, non, tu n'es pas méchante, juste parfois un peu "chiante", mais pas pire que l'autreanonyme. Lui, il est parfois lourd, mais, je sais que quoique tu dises, tu l'aimes bien. Peut-être que moi aussi, je ne sais même pas. Plus ?
Et tu dis être chiante et méchante et ne pas avoir d'amis, mais combien de gens te disent " * je t'aiiiiime " sur ce site ou une chose semblable ? Combien te gens te parlent sur msn ? Combien de gens tu adores ? Et pour combien est-ce réciproque ? Un grand nombre, enfin, peut-être pas plus que les doigts d'une main, je ne sais pas au juste.
Parce que tu es adorable, avec tes qualités et des défauts. Parce que, je ne sais pas, mais malgré tout, tu dois attirer les gens, ah, peut-être que sur le net, je ne sais pas.
J'aimerais bien te voir en "vrai", mais je sais que je serais hyper intimidée.
Il y a une chose que j'aimerais aussi faire, enfin, plein, mais.
C'est marrant, je dois mettre au moins un " je ne sais pas" toutes les lignes. (o_O)
Tu es une fille "bien", qui peut autant se tapper des "délires" que parler sérieusement, et tu avoues que parfois, quand je te parle, tu comprends rien. ( ^__^ ). Faut dire que ça a pas bcp de sens, ce que je dis, non ? Ou du moins pas toujours.
Et le naturel reprend le dessus, je mets des smileys et des abréviations. Enfi, bon.
Des fois, tu me dis "marrante", mais je crois que je te le dis plus.
C'est très bizarre, j'ai l'impression que je peux te parler de tout, et pourtant, je crois que je ne pourrais jamais te parler de choses comme ce que je pense à ce moment. Ca donne presque comme une envie de pleurer, se retrouver aussi con devant un écran, à tapper des mots sans sens cachés mais qui te serrent la gorge.
Parfois, je me dis que j'ai peur, d'autre, que je comprends pas, enfin...
C'est trois fois rien.
J'ai été très touchée quand une amie m'a parlé de ce qui lui "faisait peur à elle", enfin, si tu comprends le sous-entendu. J'ai pas su quoi répondre, ni dire quelque chose de gentil, ni rien dire en fait, je me suis aussi trouvée très con.
Je crois que ça aussi, ça me fait peur. Avoir de vrais "amies" que je ne pourrais même pas aider. Il y a d'autre chose, il y a le fait que j'ai l'impression de m'accrocher aux gens de façon presque désespérée, et tout et tout. Je dis "et tout et tout" pour pas m'étaler, parce que là, je parle de moi, et de moi.
Mais sans doute me dirais-tu que c'est la seule chose qu'on écrive dans un e-mail, ou alors, ce s'rait T.T qui me le dirait. Mais ça change rien. Je me trouve encore très con.
Comme la moitié du temps en fait.
Parfois, tu "dis" certains trucks qui me blessent, comme des "taggle" au milieu de quelque chose qui me "tenait à coeur" au moins sur le coup. Ou parfois, j'ai des espèces de coups de blouse, enfin, je me sens pas très bien, et je le dis pas, je prends juste les choses de travers et alors, tu dis que tu es une incomprise ou que jsuis bizarre.
Et dire que tout ça, je l'écris en écoutant cette chanson que j'aime tant en ce moment, et que pourtant, ça me paraît rien... Quelqu'un pourrait lire ça en quelques minutes, quelques secondes, peut-être même laisser son avis en doutant : tout ce qu'elle dit, elle le pense ou pas ? ou Ah, c'est bien écrit enfin, je connais pas très bien la variété des commentaires, pas là, pas juste là. Et j'ai sûrement tort.
Et je me dégoûte presque de cette amie qui écrit des tas de choses et ça prend des lignes et des lignes, et on se perd dedans, mais sans perdre le fil. Mais moi, elle ne m'écrit plus... Et moi, j'écris ce que je pense ou ressens ou ai dans la tête ( même chose que penser non ? ) et c'est presque vide...
Toi, quand tu écris, c'est pire ( ^^ ), quelques lignes qui signalent que tu es en vie, enfin, c'est ce que j'ai eu, moi, mais j'aime bien, quand même.
Et là, jsuis perdue dans diverses pensées comme : le fond de ce joueb date.
Comme : tu dors vraiment ? Tu rêves à quoi?
Comme : pourquoi cette chanson une fin ?
Comme : ...
J'ai pas envie de dormir. Enfait, j'ai pas envie de grand chose ce soir... Mais j'aimerais bien, quand même, que tu lises, parce que j'ai pas la force de t'envoyer ça. Même pas la force, ou le courage ? de relire...
Un jour, j'ai envoyé un email dans ce genre, avec ce que je pense, à qqun que j'aimais bien, il avait répondu qu'il n'aimait pas mes mails, mais que comme j'avais pris la peine de lui écrire, il m'aimait moi. Quel amour ! ( =P )
J'étais assez ... pas vexée, non, je le comprenais, mais je l'ai quand même mal pris...
Et pis prquoi je te raconte ça ? ... Ah, oui.
Et puis, l'heure passe encore. Et je te dis
Adieu.
Oui, tu n'aimes pas "adieu"...
No hay de que.
Je précise que cette "lettre" n'est pas de moi, que j'ai changé les prénoms...
Et que j'aime beaucoup la fille qui l'écrite, que je pense qu'elle me tuera peut-être, mais pas ce soir.
Je trouve qu'elle écrit bien, même si ça, c'est une histoire vraie.
Mabel, je voudrais tant te dire tes tas de choses... Mais je ne trouve pas les mots.
Excuse-moi ou demande-moi d'enlever le 'texte', si tu veux.
Virginie tient beaucoup à Samantha, c'est même sa meilleure amie. Et c'est réciproque pour Samantha. Elles ont dix ans, et sont les meilleures amies du monde. Rien ne peut les séparer, elles sont comme les deux doigts de la main, en plus elles ne se disputent JA-MAIS !!
Ca va faire des années qu'elles se connaissent, jamais elles ne pourraient subir une quellconque séparation ou autre. Des années passent, et leurs amitié est toujours aussi forte. Elles sont maintenant en sixième, et elles sont toujours aussi soudées. Elles sont un peu perdues, c'est vrai, le collège est si grand, et ça change de la primaire. Mais elles sont ensembles, alors tout ira bien.
Enfin, c'est ce que s'imaginait Virginie. Elle repensait à la rentrée, elle était adossée contre la fenêtre et repensait à toutes ces années, ces années de trahison, de mensonges, tout ce petit monde qu'elle s'était construit, et cette bulle dans laquelle on l'avait posée pour ne pas l'abîmer, maintenant tout a été anéanti !! Par ces imbéciles qui pensaient pouvoir continuer longtemps leurs bêtises..
Comment ont-ils pu lui faire ça ? C'est bien ce qu'elle se demande. Mais la réponse, elle le sait, elle ne la trouvera sans doutes jamais. Son visage creusé par la fatigue et les larmes, celles qu'elle a du ravaler pendant des années, avant d'enfin pouvoir leurs donner leur libertée. Laisser purger sa peine, sa douleur. Crier, hurler, mais ça ne sort pas. Parce que ça ne peut pas et ça ne doit pas sortir. Aprés tout le mal qu'elle a fait, elle n'a pas le droit de se faire passer pour un ange, de se faire passer pour l'innocente qui ne mérite que de l'affection. Pourtant c'est bien ce qu'elle est.
Mais au fil du temps, au fur et à mesure, en regardant le temps passer, et en emportant le peu de souvenirs heureux avec lui, Virginie a perdu l'être qui lui était le plus cher au monde. Peut-être le seul qui puisse la comprendre, l'écouter et même l'aider. Ou en tout cas, c'est ce qu'elle pensait. Le seul qui était digne d'être sa meilleure amie. Samantha. Elle est partie, jugeant qu'elle pouvait, qu'elle avait le droit de changer de Virginie à une autre. Les échanger comme de vieux torchons sales qu'il faut bien finir par jeter un jour quand ils ont été trop usés. Samantha se disait que ça ne ferait pas de mal de changer un peu...
Mais Virginie, à elle, ça l'a détruit. Se faire usée, puis jetée et abandonnée, ça fait mal. C'est comme ça que tout a commencé, ensuite c'est la jalousie qui a prit le dessus, pour Virginie dabord, voyant la nouvelle qui avait eu la chance d'être prise à sa place, et puis pour Samantha, voyant chez qui Virginie était allée soigner ses blessures. Samantha n'a pas supporté. Alors, sachant à quel point Virginie avait déjà servi, et à quel point on peut s'en servir, elle pensa que de recommencer serait une bonne vengeance.
Mais ça n'aida pas, parce'qu'elle s'en était tellement servi que tout ce qu'elle a pu récolter, ce sont des larmes et du sang et rien de bien utile.. elle finit par se rendre compte que tout ce qu'elle faisait ne faisait qu'empirer les choses, parce que Virginie se faisait davantage protéger.
Les traces de compas, rouges de sang séché, sur son poignet se faisaient de plus en plus profondes chaque jour. Malgré tout ce qu'on essayait de faire, Virginie ne pouvait s'empêcher de sombrer plus encore chaque jour...
Des jours, même des semaines passaient, et Virginie remontait peu à peu, on pensait vraiment l'aider, alors on y mettait tout notre coeur, parce que nous on l'aime notre Virginie.
Et c'est à ce moment-là que Samantha eut l'idée de refaire surface. Elle, qui était maintenant détestée de la plupart des personnes qu'elle adorait le plus avant avait compris comment redevenir à leurs yeux un vrai petit ange.
Et elle demanda avec un grand sourire et des larmes aux yeux un pardon, un de ses pardons hypocrites, sur lesquels on ne se trompe jamais, ceux qui nous donnent envie de cracher à la geule de celle qui le demande, ce qu'on ne fit pas, biensûr, parce que ce qui nous intéréssait c'était biensûr la réaction de Virginie.
On avait compris que tout ce que Virginie avait réussi à surmonter, tout ce dont elle avait presque réussi à se dabarraser venait d'être complètement anéanti par le pardon de Samantha, et dans la stupeur et l'indignation, Virginie se jeta dans les bras de Samantha sans réfléchir, alors que nous, on savait qu'en voyant Virginie lui sauter dans les bras, elle était enfait entrain de resombrer complètement !
Toute la dépression dont elle allait peut-être enfin sortir, dont elle allait peut-être enfin bien vouloir se débarrassé venait de refaire surface. Virginie était tombée de haut, et elle s'était fait vraiment trés mal, mais si elle retombe cette fois-ci, je n'ose vraiment pas imaginer ce qu'elle pourrait se faire..
Parce que Virginie ferme les yeux, elle sait, mais refuse de comprendre, refuse de savoir. Elle tente de recréer cette petite bulle, même si à l'interieur, cette fois-ci elle aura du mal à respirer, elle veut quand même pouvoir profiter de la vie merveilleuse qu'on y vit, même si la durée risque d'être courte ou superficielle. Samantha recommencera à tirer les ficelles, elle recommencera à faire ce qu'elle a envie quand elle en a envie, et Virginie le sait.
Mais elle a fait trop de mal aux gens qui l'entourent que maintenant, elle doit se laisser faire !
Mais enfait, la pire torture qui soit ne serait-ce pas plutôt la vision que Samantha puisse à nouveau s'en servir comme elle le veut ?
Je pensais que Samantha lui avait pourri l'existence, je réalise que maintenant Samantha lui detruit l'existence, et cette fois-ci on ne pourra rien y faire.
Tu as eu ma version de l'histoire... Peut-être mal exprimée.
Sans avoir vu de la lumière, je me disais bien, que tout ça, c'était louche, c'était irréel.
Alors j'ai pris cette couleur, que je ne peux pas lire sur le blanc, exprès.
Tout va nous exploser à la gueule, parce que. Juste l'irréel qui prend le dessus.
La lumière, qui s'est obscurcie, éteinte peut-être. Je ne sais pas, c'est juste bizarre, tous ces mots, et tout ça... pour quoi? Pas grand chose, quelques larmes, quelques mots échangés, quelques rires, sourires.
Oui, mais c'est déjà beaucoup.
Un peu d'appréhension. Pour demain. Piur le temps passé. Et aussi après demain. C'est très bizarre.
Je pourrais vous, te, dire ce que je pense, mais au fond, à quoi bon ? Je veux dire par là que j'oserai pas... Je pensais pas que ça "terminerait" comme ça.
Satané ordi, c'est peut-être sa faute, juste un peu de rancoeur, mais juste sur les bords. C'était chouette quand même.
Peut-être à bientôt.
Chère...
Lune.
Si tu veux sourire, si tu veux rire, ne m'écoute pas.
Si tu veux parler, je t'écoute.
Si tu penses te faire manger par une girafe, n'y prends pas garde.
J'aimerais te dire que c'est facile, que tu n'as jamais oublié quelqu'un...
Mais tu sais que c'est faux.
Il faudrait que tu te souviennes de cette petite fille.
Elle pleurait très souvent, elle voulait être aimée, mais elle avait peur.
Et puis, il y avait sa famille. Une famille dont elle ne voulait pas vraiment.
Elle avait envie d'autre chose, de ne plus avoir à fuir, à pleurer, à ne pas avoir à prendre la décision d'aller de l'avant, d'oser se cogner à la vie.
Et elle espérait que tu l'entendais, même si tu étais la seule.
Elle y a toujours cru, la lune seule l'entendait...
Mais c'est toujours quand on pense que quelqu'un pense à nous que ça se fait pas.
Et elle s'en est rendue compte.
Tu sais, je crois qu'elle a pleuré un peu plus, ce soir-là.
Et puis, elle s'est dit que, quand même, Pour toujours à Jamais, c'était important.
Elle a changé de bulle pour s'échouer sur une île.
Puis, il y a eu se perdre dans les étoiles, enfin.
Petite fille est devenue un peu plus grande, a commencé à prendre des décisions...
C'était quelqu'un d'autre, mais au fond, toujours la même.
La suite, on l'attend encore.
Mais je sais que, maintenant que tu es officiellement au courant, tu te poses quelques questions.
Tu n'as pas tort, tu n'as pas raison.
Sans doute que sans le vouloir, tu as fait quelque chose de bien.
Par ommission.
Enfin, il te reste juste à veiller sur elle, encore un peu.
A lui donner ton plus beau sourire et l'aimer en secret.
Ou à ne pas vraiment me croire, encore douter.
Quoique tu fasses, ne la cherche pas ailleurs, elle est juste là...
La vérité.
Ma chère,
Je te vois te tracer, sous mes mains. L'encre n'est rien, pas plus que le papier, ce ne sont que les supports à ta beauté. Tu ressembles à une femme qui se trouve bien belle et traine avec des gens moindre, pour resplendir encore plus. Oui, tu es celle qui s'orne comme elle le veut, celle qu'on regarde lorsqu'un écrit.
Si je le pouvais, je me fondrais en toi, et je deviendrais enfin d'une beauté sans nom à en couper le souffle. Je servirai, moi aussi, à la beauté dans le sens où j'aiderais à faire des lettres, puis des mots, des phrases, des paragraphes, des histoires...
Et, je ferais donc partis de ces mots, de ces histoires, de ces sentiments qu'elles font jaillir en nous, je ferais partie de ces étouales dans les n'oeils, de ces idées qui en découlent ou des élans de tandresse, comme une lettre d'une n'amoureuse à son Lui.
Et je serais enfin quelque chose, mais je ne pourrais même pas m'en enorgueillir, je n'aurais plus de conscience parce que je ferais partie d'un tout.
Ne crois pas à la jalousie, non, je t'en prie, c'est faux... Juste un désir d'être utile sans qu'on en ait conscience. Et ne cherche pas à m'amadouer avec tes aires de beauté parfaite, je sais que tu n'as conscience de rien.
Il me faut te laisser, te contempler une fois de plus et penser que rien n'est plus beau que toi.
Alors, à bientôt, je n'en doute pas.
Just Me.
Bonjour à tous, je m'appelle Dany. Je viens de la région du Tennessee, en Amérique ; mon pays, ma patrie, mon honneur. Depuis mon âge le plus innocent, l'âge dont on a des souvenirs que des flashs, j'entretiens et cultive ma passion folle pour l'aviation. Je l'ai partagée durant toute ma vie avec mon meilleur ami : Rafe. Nous avons à ce jour, 27 ans tout les deux. Rafe connaît de paisibles jours d'après guerre, en compagnie de son épouse depuis peu : Evelyn. Evelyn a la peau douce, et semblable aux pétales des pâquerettes qui poussent dans ces endroits terrestres que l'homme n'a pas encore osé toucher. Evelyn a des cheveux qui s'illuminent et s'enflamment aux lueurs du soleil, et qui apparaissent aux yeux de l'homme comme une auréole de feu. Enfin, Evelyn a un enfant, nommé Dany… lui aussi.
Mais avant tout il faut que je reprenne l'histoire à son point initial, où tout commença... puis s'acheva.
Il y a un an de cela, les japonais ont attaqué, bombardé, ruiné la base de Pearl Harbor. Tous trois, Rafe, Evelyn et moi-même, étions sur les lieux. Si nous avons tous survécus, je ne pourrais en dire autant du reste de la population : 3 000 personnes décédèrent ce jour là. Parmis eux, une future fiancée, de 19 ans à peine... la fiancée d'un ami.
Un peu plus tard, le président ordonna que les avions américains ripostent au Japon. Rafe et ma propre personne avons été sollicités, et c'est sans être effleurés un instant par le tourment de l'hésitation que nous avons accepté. Même si derrière moi je laissais la flamme de mon avenir : une jeune fille nommée Evelyn. La mission pour laquelle je m'engageais était une « mission suicide » m'avait-on dit. J'en étais conscient, mais la vie même d'un soldat est son honneur, ainsi que son courage. C'est avec cette idéologie que je m'en fût pour un voyage... sans retour. Je revis ma terre natale allongé dans une grande boîte. Tout est fini. J'ai vu Rafe me serrer la main, me dire de rester, il me suppliait... Avant que mes yeux ne se ferment à tout jamais, je l'ai entendu sangloter que j'allais être papa...
Evelyn, Rafe, embrassez fort mon fils, devenu le vôtre, de ma part… Embrassez Dany, dites lui que je l’aime de là où je suis, que je ne l’oublie pas, je le regarde, et vois qu’il s’émerveille déjà devant cette comète du ciel appelée « avion ».
Evelyn, je t’aime encore et pour toujours… Je vous souhaite tout le bonheur du monde… à tous les 3.
Dany.
Angie,
J'ai écrit beaucoup, souvent sans but. J'ai écrit beaucoup, souvent comme aujourd'hui, tard dans la nuit, avec juste cette lumière pour me laisser voir...Mais c'est différent, j'écris pour quelque chose, cela a un sens, comme je m'en sens plus soulagé, tout ceci, ces milliers d'heures passées dans le noir, tout ceci pour me mener ici...
Il est tard, mais je n'ai pas sommeil. Je rêve autant éveillé que endormi, mais à quoi rêve tu donc? Qui peut prétendre te connaître dans tes rêves...
Il y avait un hiver, il y avait un automne, il y avait du vent et un ciel qui n'était pas toujours bleu. Le désir de voir ce qui se passait, la recherche de ce que je générais, l'idée de ne pas être le seul. Je lis ses mots, et je vis entre ces mots...Ce fut bien là un sentiment d'existence, un soulagement dans la souffrance...
Nous sommes désarmés, il ne nous reste que nos larmes pour pleurer, ceux que nous avons jadis aimés. Des mots, juste des mots, un réconfort dans la nuit froide, ce soir une nouvelle ombre s'est élevée, quelque part dans le lointain, on peut toujours se regarder dans un miroir.
Des jours dans la peur, des jours dans la souffrance, et parfois des lumières différentes, comme si tout d'un coup le ciel devenait plus sombre, et alors seulement les étoiles semblent briller vraiment. C'est par un de ces jours si rares que je l'ai rencontrée. A travers des phrases pour crier notre différence face à un monde qui ne nous comprend pas, face à un monde auquel nous n'appartenons pas, face à un monde qui ne nous reconnaît pas. Equidistance entre les âmes errantes dans le brouillard. Relation latente, paroles pour se rendre compte, mots sombres pour construire nos tombes, seules les feuilles tombent en automne. Il n'y a là dedans nul amour, seulement des êtres en perdition dans un paysage dénué d'horizon. Ne jamais se regarder pleurer, ne jamais pouvoir se sentir réconforter. Et si il n'y avait personne d'autre, si le temps cessait de s'écouler...
Je vois une ombre, le brouillard est si épais, la vie si longue parfois. Attends dans le doute, regarde dans les ténèbres, une ombre plus sombre que les autres, regarde dans le ciel, une lumière plus vive que les étoiles, mais ils ne savent pas voir. Les autres se sentent mieux, le monde se remet à tourner, le temps à s'écouler, et c'est à ce moment précis que l'on se salue enfin, au milieu de nos ébats éparses, de notre combat éternel contre une vie que nous n'avons jamais voulue, pour une mort que nous n'avons jamais vue...
Le vent va plus vite que les sentiments, les mots en disent plus que gestes, le silence montre combien notre égarement semble immense. Un pas dans la lumière noire, une vie dans le désespoir, un moment où l'on peut encore y croire. Mais à force d'appeler une réponse nous parvient, venue de si loin, comment les choses peuvent-elles être ainsi, sommes nous si incertains...
Compter jusqu'à l'infini, se ressembler, se dissembler, s'aimer, se rejeter, et au fond se dire que c'est ça que nous voulons éviter. Du sang qui s'écoule doucement sur le pavement, des larmes qui s'écoulent doucement comme seules armes, une absurde guérison de nos coeurs brisés par le souffle de la vie comme une bien triste illusion. Et puis, un murmure dans la nuit, une ombre dans le noir, un cri dans le brouillard, une musique dans la désunion de ton âme, et après une petite voix. Croire en soi, ne pas se dire que l'on est pas...
L'eau s'écoule dans un bruissement de cristal, la rivière gèle petit à petit, un arc en ciel dans le ciel, de la neige dans les champs, et au milieu de tout cela, personnage bouleversant, âme attachante, une idée révoltante, une enfant tellement innocente...
A gauche comme à droite, ce sont toujours les mêmes notes de musique, la vie est la même pour tous, mais jamais n'oublie que les notes sont jouées comme tu le veux, tu fais la musique, tu fais l'harmonie, tu fais la vie, tu fais ta vie...
Au milieu des forêt aux arbres morts, dans une grande détresse, l'âme a enfin atteint l'autre côté de l'enfer. Des anges qui marchent main dans la main, des ombres qui se dissolvent dans la nuit de cendre, une petite fille qui s'en va regarder la lune, et beaucoup de désir qui se traduisent par des rêves incessants, puissent-ils être ta réalité...
L'infinie mélancolie dans son errance l'emporte aux confins de la douleur, là où même les pleurs ne peuvent faire cesser le malheur, là où même la peur, ne semble plus qu'être une lueur.
Du sang partout, des cheveux morts qui cache ton visage, des mèches qui couvrent tes yeux, comme des souvenirs de tes rêves passés, comme ton sourire avant que ton coeur ne soit brisé...
Ne pleure pas, tes ailes sont réparées, tu pourras à nouveau voler. Le soleil n'est pas si dur à éclipser, la beauté met parfois du temps à se révéler, et les larmes plus encore pour s'écouler. Le long de tes joues, un sourire, le regard dans le vide qui se perd dans l’horizon de tes pensées, dans l'illusion de ta vie rêvée. Des mots surgis du passé, et ton coeur s'est soudainement brisé...
Par la fenêtre de ton coeur, tu vois le monde et les autres, et à chaque fois tu te dis un peu plus que tu n'es pas des leurs. Une vitre, une pensée, une petite chose cachée en toi, profondément enfouie, quelque chose qui te rends différente à leur yeux, quelque chose qui te rend si belle à mes yeux, une beauté aussi invisible que les sentiments qui habitent dans le fin fond de ton coeur...
Il y a trop de gens, partout, il y a trop d'êtres me regardants si terrifiants. Il y a une cercle autour de moi, ne le franchi pas, ou tu provoqueras mon trépas. Voilà ce que nul ne peut voir, et ce que tous voudrait pouvoir. Le monde tue petit à petit, les âmes se consument aussi, mais le souvenir reste jusqu'à ce que tout soit fini. La lumière m'aveugle, le monde m'asphyxie, la peur me torture, la musique et la solitude m'apaisent...
On se photocopie si souvent, on voudrait être mais on ne fait que croire, il y a des portes que personne n'ose franchir, il y a des chemins qui sont tellement beaux à décrire. Elle écrit dans un livre déjà achevé, sur la dernière page il est simplement marqué: "Si seulement j'avais su comment t'aimer, peut-être n'aurais-je pas eu à me tuer..."
Cette fatalité que nous impose la destiné, ces milliers de mètres qui séparent les derniers d'entre nous, les premiers soupirs, la lente agonie d'un vampire. Démonter une personne comme s'il s'agissait d'une machine, et si jamais l'emballage ne plaît pas, alors on ne regarde pas à l'intérieur, c'est là une de nos plus grandes frayeurs...
A la fin on se couche sur un lit, et on rêve que jamais demain n'arrivera, et quand cela se produira, peut-être qu'on ne sera plus, peut-être qu'on ne saura pas...
Une épitaphe si terrible, un jugement si limpide, et quelques paroles aussi claires que l'eau.
Déva ...