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Cher passé...
Tant de choses se sont passées depuis que tu es passé. Beaucoup de chansons sont entrées dans mon esprit, des nouvelles rencontres ont été appréciées, des personnes avec qui je parlais sont restées avec toi. Il s'est passé tellement de chose depuis qu'on n'écrit plus ici... Là, c'est un ramassis de vieilles lettres plus d'actualité, je ne parle plus à Tibou, rarement à Tik&Tak - d'ailleurs j'attends encore son dvd x| - et tout n'est plus pareil. Je pourrais te parler de l'après-toi, mais une fois dit, les choses se mélangeraient à toi... et je veux les garder avec moi encore quelques instants.
Cher présent,
Juste quelques lignes pour te parler. Ce que je ne peux dire au passé, je me dois de te le dire.
J'ai peu parlé à Tiphaine, rarement à Cécile, désespérée pour Elizabeth. L'amitié que j'avais envers elle est presque révolue, tandis que persiste encore celle avec Marie. Je crois que ces vacances vont faire des ravages sur celle-là. On se voit presque tous les jours et du coup, on a plus grand-chose à dire, c'est à peine si elle m'a parlé de sa dispute avec C. avant que je ne lui parle.
Mais j'ai aussi rencontré quelqu'un d'autre. Là, ça a été très étrange, je ne savais plus ce que je voulais et je me suis retrouvée des mois en arrière. Mais... en faisant le point sur ce que j'ai dit ou non à Marie, je me suis rendue compte qu'on aurait dit de l'amour. En réalité, pas du tout. C'est ça qui était étrange et je ne me comprenais pas. Je croyais lui dire des choses complètement futiles et débiles, ce que c'est encore d'ailleurs, et finalement je pensais qu'il ne voudrait plus me parler. Je le voulais. Etrange, disais-je donc. Mais je ne saurais tout raconter ici, même si je devrais sûrement, ça m'aiderait à y voir clair.
Ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est...
Cher futur,
C'est donc toi qui m'inquiètes. Tu me fais peur. Et en même j'ai confiance.
Ce qui me fait peur c'est le fait que je ne pourrai plus vraiment parler avec Marie et que je ne ferai surement pas d'ami(e)s. Je me connais. Grâce au passé, et au présent. Mais toi, que me réserves-tu?
J'ai peu à te dire : si je dois étaler mes "peurs" ici, on en a pour un moment, et comme tu ne me répondras pas... De toute façon le passé, le présent et le futur très proche m'occupent sufisamment l'esprit sans réellement penser à toi. Je te prie de vouloir m'excuser.
A vous trois, bien amicalement,
Althéa.
Chères Tikalouninette et Shisau,
Auriez-vous l'obligeance de me dire pourquoi notre pauvre petit forum se meure ?!
Ça me rend toute triste :'(
S'il-vous-plait, tout mais pas ça ! Je n'aime pas les enterrements ...
On pourrait peut-être trouver d'autres personnes ou bien l'ouvrir à d'autres textes même si ce ne sont pas des lettres ...
J'attends vos réponses.
Bien à vous,
Yu'
Cher inspiration ...
Tu me manques ? Quoi ? Ca se voit ? Je le sais !
Quoi ? Je ne viens plus ?! Mais c'est parce que tu m'as quitté !
Sans toi ... Et bien ... Je n'écris plus. Ou trop mal.
Je voudrais écrire de beaux textes. Drôles, enjoués. Et pas seulement mélancolique et dépressif comme je le fais !
J'écris toujours pareil ! Et quand je m'essaie à un texte joyeux, ça fait faux.
C'est parce que je ne suis pas heureuse ?
Ou bien c'est parce que j'ai une étiquette collée sur le front ?
Si tu savais comme je meurs d'envie d'écrire beau !
Mais sans toi, pour moi, c'est mission impossible !
Pourquoi certains ont-ils plus de talent que d'autre ?
C'est injuste !
Voilà. Tu es repartie. Complètement. Tu m'as vidée.
Adieu donc ma belle inspiration.
Reviendras-tu un jour ?
Toi, que je ne connais pas, toi, qui ne me connais pas.
Je ne suis pas Prévert, mais je dis tu aussi aux gens que j'aime bien. Je ne suis pas Prévert, je ne te demanderai pas de te rappeler. Je ne te parlerai pas de Brest ni de jours de pluie.
D'ailleurs, je ne peux même pas te nommer. Tu resteras peut-être sans nom pour toujours. J'espère que tu ne m'en veux pas, bien que tu n'aies aucune chance de me connaître.
Je suis sûre de certaines petites choses. Je suis certaine que tu es bien l'un des rares à avoir des baskets de marque et à faire tes lacets. Tu es l'un des rares à tourner en rond, un peu tout le temps. Moins cette année, je crois. Mais l'année dernière, je n'y pouvais rien, je te voyais, dans le hall, désamparé. Tu attendais que le temps passe. Et c'était tout. De mon point de vue en tout cas. La sixième, sûrement une classe inconnue, des amis ailleurs, trop pris par leur vie? Je laisse mon imagination parler, tu sais, je n'en sais rien, dans le fond. Je sais que tu fais de l'allemand, parce que. La case est repérable de loin.
Non, ne te méprends pas. Si j'écris, ce soir. C'est parce que, quand je t'ai vu, comme toujours, sur le chemin, ça, c'était nouveau... Eh bien, je me suis demandé une fois de plus ton prénom. Rien que ça. Un tu t'appelles comment? Mais non, mon beau dialogue était dans ma tête, les questions, les réponses, pour la plus part. Même une imagination de ta voix. Pour une couleur de ciel. Une idée d'écriture. Ou quelque chose du genre. Mais une question principale restera sans doute à jamais sans réponse. Oui, tu sais laquelle.
Je suis curieuse. Je me demande si tu es un élève moyen, nul, ou bon. Si tu sais accorder un participe passé, par exemple. Le plus fort, ce serait que tu t'appelles comme une personne à qui tu me fais vaguement penser.
Ce que tes pauvres mains racontent. Mais je ne suis pas Brel non plus. Pas plus poète ou je ne sais quoi.
Au moins, tu ne veux pas avoir l'air... Mais, est-ce que tu triches ou est-ce que tu vis ? Parce que tu n'es peut-être pas comme ces gens-là. Je ne sais pas. Je ne peux pas savoir. Est-ce que tu causes ? Est-ce que tu comptes?
Est-ce que tu te trouveras une Frida? Que les autres voudront ? Je sais que si c'est pas sûr, c'est quand même peut-être.
En fait, il y a tant de questions... Mais il est tard monsieur, il faut que je rentre chez moi...
Non, c'est faux. Il ne faut pas.
Tant d'inconnues, mais, ce n'est pas une équation... Alors, tout va bien.
Dansez braves gens !
Une souris verte, qui courait dans l'herbe...
On n'a plus qu'à devenir vieux.
Mais ce sera plus pareil. Tout sera abîmé...
Ou peut-être que.
Pour un intstant.
Un instant seulement.
On verra...
Ma chère Yuki,
J'espère d'abord que tu vas bien.
Ensuite, je me suis dit que lire ta lettre juste à ce moment précis, c'est peut-être une intuition. Une qui m'aurait fait venir moins d'une heure après. Pour te répondre.
Pour te dire que tu as raison, nos lettres se frôlent et s'entremêlent...
Bien sûr, je veux bien t'expliquer tout ce que tu voudras, dans la possibilité de mes moyens.
Bien sûr, je veux bien que tu me parles d'arc-en-ciel, de la vie, et de tout ce que tu voudras.
Bien sûr, je veux aussi que l'on refasse le monde, que l'on peigne le ciel comme on pourra, comme on voudra.
Si moi je te réponds, ce n'est pas parce que tu l'as demandé. Si je te dis tout ça, ce n'est pas pour accepter de te faire devnir semeuse de rêve ou rêveuse de mots. Si j'écris ceci, ce n'est pas pour que tu sois triste, juste pour que tu comprennes que non, je ne peux pas, parce que, je ne suis pas.
Si je t'écris, c'est aussi pour que tu rendes compte qu'expliquer, c'est dur, pour moi. Que je fais de mon mieux.
Que je t'aime beaucoup.
Qu'aucun mot n'est parfait, qu'aucune phrase ne l'est non plus.
Mais les mots et les phrases les plus beaux sont ceux qui viennent du coeur.
Tes ailes se sont froissées une fois malgré ma promesse... Je me sens encore un peu coupable, j'étais si sûre de moi...
Mais je dois te laisser,
Alors bisous Ma Yuki,
Althéa.
Chère Althéa,
Cela fait déjà un moment que nous nous croisons ... Nos textes se frolent, se froissent, s'entremêlent sans que, jamais, les mots ne se séparent !
On a appris à se connaître ... à travers ces lettres que nous n'aurions jamais écrites !
Sans toi, je ne serais pas là ... Alors je te remercie ! Mais je me demandais si ... Enfin non ... je n'ose pas ... Mais si ! Pourrais-tu me répondre ?
Juste quelques lettres ... Pour te parler du temps qui coule et des fées qui ne peuvent pas voler. Pour te parler de mes ailes, encore, qui sont défroissées ... Pour te raconter l'histoire d'un petit bonhomme qui jouait du saxophone ou bien d'un arc-en-ciel cloué au ciel ...
Tu accepteras, dis, de m'écouter encore après cela ? Et de m'expliquer les choses qu'une fée-ange ne comprend pas ?
Je voudrais qu'on refasse le monde. On commencerait par repeindre le ciel ... De la couleur de nos coeurs ...
Voilà tout. Mes mots ne sont pas parfaits ... Ils ne sont ni très beaux ni très bien rangés ... Mais ils sont là ! Et puis, tu m'apprendras à devenir une faiseuse de rêves et une rêveuse de mots !
Bien à toi,
Yukimania
Je ne dirai pas ton prénom, et je ne dirai pas le mien, pour commencer.
De toute façon, je pense que tu sais qui tu es, ou tu penses que je sais qui tu es. Peut-être pas. La première est sans doute la plus vraie, et je pense que tu sais, que du moins je pense savoir qui je suis, si tu ne sais pas qui je suis, toi. Mais je pense que tu le sais beaucoup mieux que tant d'autres.
Bon, je commence déjà par dire n'importe quoi, je sens que ce qui va suivre ne va pas être mieux, mais c'est pas important, parce que cette lettre n'a pas de but précis, simplement pour me souvenir, peut-être pour te rappeler aussi, ou juste pour écrire.
Et comme c'est à toi, comme avant, j'ai envie d'écrire, comme à chaque fois que j'ai voulu écrire en fait, je t'adresse cette lettre, quand je l'aurais finie.
3 heures et 25 minutes.
Pourquoi ce soir ou plutôt ce matin, pourquoi maintenant, et pourquoi, tout simplement ?
Je suis crevée, mais j'ai envie d'écrire.
Demain, on va à Béziers, une grande ville, je sais pas si je t'en ai parlé, ou si tu la connais plus ou moins, enfin, tu vois ce que je veux dire. Pour les courses de la rentrée. J'aime bien ces courses-là, acheter tout plein de cahiers neufs, des stylos neufs, enfin tout neuf, j'adore ça. Puis c'est pas souvent, aussi, que l'on sort comme ça en famille, tous ensemble.
Puis ça me fait aussi penser à quand je vais retrouver cet endroit si familier, et pourtant redouté, le collège. Celui où on vit pas mal de choses qu'on aimerait éviter, mais bon, on fait avec hin.. Mais tu vois, j'adore le jour de la rentrée, bon après, je peux pas en dire autant des jours qui suvient bien sûr. Mais le jour de la rentrée, j'adore, juste.
Je devrais aller me coucher, ma mère me tuerait si elle savait que j'étais encore debout.
Parce qu'elle, et lui, ils dorment, là haut. En montant, je vais devoir faire attention de pas allumer la lumière du couloir, parce que celle-là elle réveille maman, et ne devrais allumer que celle des escaliers.
Dans deux ou trois heures mon père sera levé. Il faudra que je me couche avant qu'il ne se réveille.
Mais je suis là, à t'écrire, je sais pas combien de temps encore, en écoutant en boucle cette chanson de Pleymo, "On ne changera rien", que l'autre imbécile m'a envoyé.
Mais je pense que toi, justement, tu as changé quelque chose.
C'était quand j'avais lu, sur ce joueb, ces petits mots, une lettre destinée à quelqu'un d'autre, mais quelques mots qui étaient quand même là, parlant de moi. Peut-être des mots auxquels je n'aurais pas dû donner tant d'importance, surtout quand à la base, l'écrit n'était pas pour moi.
Mais quand même, je me souviens, un de mes mails, très long, d'ailleurs, ou peut-être que j'étais seule à trouver excessivement long, que je t'avais envoyé.
Parlant de moi, bien sûr, comme toujours. En fait, je me suis rendue compte, en parlant avec un ami, aujourd'hui, que même si l'on arrête pas de répéter qu'on ne veut embêter personne à raconter sa vie, on la raconte forcément un jour ou l'autre.
Enfin, moi en tout cas. Je n'arrête pas de me dire que j'aime pas parler de moi, pourtant, je n'arrête pas de le faire.
Tiens, la preuve.
Mais toi, en revanche. Je sais que j'ai dû te le dire beaucoup, et ça t'embête peut-être que je te le répètes, et j'en suis désolée. Enfin, je ne suis pas là pour insister à ce que tu parles, si tu ne veux pas, c'est comme tu veux. Mais tu dois avouer quand même, que je ne saurais pas beaucoup de choses si. Et puis je m'arrête là, parce qu'encore, je dis 'beaucoup' mais je ne sais pas quelle est la quantité de ce que je ne sais toujours pas.
Tu dois sûrement te demander, tout ça pour en venir où.. A vrai dire, je n'en ai aucune idée moi-même.
J'éspère juste que ce monceau de bêtises ne t'embête pas trop à la lecture..
Je pensais que ça serait long, mais finalement, j'en doute un peu.
Aussi, je voulais te parler de la rencontre, de la nôtre, bien sûr. Je sais pas si je t'ai déçue, si je ne suis pas celle que tu aurais aimé voir, mais en tout cas, j'éspère que tu m'aimes tjs au moins un peu autant qu'avant. J'ai été un peu nulle, mais bon, tu m'en voudras peut-être d'écrire ça, alors je vais me taire, enfin, ici.
Mais j'éspère quand même de n'avoir pas été une décéption.
Tu sais, je me rends compte, en fait, je ne sais pas vraiment depuis combien de temps, que je tiens énormément à toi, je ne sais pas si c'est réciproque, mais bon, je peux pas t'y forcer non plus .. =p
Enfin voilà, peut-être aussi est-ce pour ça, mais hey. Toi. Là. Je t'aime.
Je sais pas.. Comme ça, j'ai envie de te le dire, de te le faire savoir.. J'ai parfois peur que tu aies l'impression que je t'oublie ou que je ne pense plus à toi. Et puis avec ces quelques mots là, lus entre plusieurs autres lignes qui n'avaient rien à voir, je ne pouvais pas faire autrement que de penser que c'était le cas.
Non, je n'écris pas pour avoir la conscience tranquille et me dire, que c'est bon, comme ça, tu ne penseras plus ça, et tu me laisseras tranquille. Parce que c'est pensable, en effet.
Mais tu sais que moi, et l'écriture, c'est pas terrible, alors si je t'écris tout ça, c'est que je le pense quelque part, non ? Et puis même si c'est pas une raison valable, il y en a beaucoup d'autres, et même si je ne peux te les prouver qu'à l'aide de ma parole et cette petite lettre minable, et bien, j'essaierai de te les prouver du mieux que je peux.
Je n'ai pas voulu t'envoyer ça en mail directement, mais je savais que si ça passait en lettre ouverte par ici, tu le lirais forcément.
Bon voilà, comme je disais, c'est pas terrible, et c'est plutôt beaucoup court, mais c'était juste pour te demander pardon, et aussi te dire que je t'aime, simplement.
4 heures et 23 minutes.
Pour toi, Ma Princesse.
Mon "chou" ...
Mais putain ! Répond-moi quoi ! T'as pas le droit de me jeter comme une vieille chaussette ! Je supporterais pas ! T'as pas le droit de me faire la gueule ...
S'il-te-plaît ... Reviens ! J't'accueillerais à bras ouverts ! Je t'aime moi ! Tu peux pas me quitter ... Tu peux pas m'abandonner ... Je t'aime ...
Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ?? Pourquoi tu m'enfonces un poignard dans le coeur ? C'était une blague ... Juste une blague ... Tu peux pas m'en vouloir ...
Parce que sans toi ... Je ne suis rien ...
Me laisse pas pleurer ...
Me laisse pas comme ça ...
Dans cet état-là ...
Je supporterais pas ...
Qu'on se brouille à cause de ça ...
Reviens-moi ...
Ta "beauté" d'un soir ...
Cher Mr M.,
Vous m'aviez dit : "Ne t'inquiète pas, tu n'as plus rien à craindre, tout va bien ! Ta famille a été sauvé et il n'y a plus aucun risque. Rentre chez-toi, petite fille, tes parents vont t'attendrent !"
Je vous avais cru ...
Comme j'ai eu tort !
Aujourd'hui, mes parents sont morts, contaminés par ce satané virus non-identifié ... Mon jeune frère de 6 ans aussi ... Parce que ma mère l'a mis au monde alors qu'elle était déjà porteuse de la maladie ... Moi, j'ai survécu ... Pourquoi ? Je l'ignore ... On ne sait toujours pas pourquoi cela frappe certaines personnes et pas d'autres ...
Vous, bien sûr, vous êtes en sécurité ! Tout le monde va bien, la vie continue ...
Vous avez ruiné MA vie, je voulais juste que vous le sachiez ...
Vous auriez du nous mettre en quarantaine, respecter la procédure de sécurité, despiter la maladie, trouver l'antidote, nous sauver ... Mais vous n'avez rien fait ... Car votre vie à vous ne risquez pas d'être dérangée ...
Comme je vous hais ... Aujourd'hui, quand je ferme les yeux, c'est vous que je vois ... Et ça me donne envie de vomir ...
Vous ne lirez sûrement pas cette lettre, Monsieur, quelqu'un la lira pour vous ... Mais j'espère que ce quelqu'un vous apprendra que vous avez un ennemi de plus sur cette planète ...
Je ne vous dis pas au revoi, Monsieur, car je ne souhaite nullement vous revoir ...
L. A.
Je ne veux pas manquer d'air, je veux pas manquer d'étoiles. Je veux juste un peu de place, que me laisses une petite trace...
Je me demandais si tu venais encore, dans notre cabane aux rêves, dans nos sanctuaire, celui qui renouvelait notre air, celui qui paraissait tout vert, parce que je l'avais mal repeint ...
On devait repeindre le ciel, et on a vraiment commencé, mais eu bout de quelques jours, on s'est essoufflé et on a laissé tomber, un autre jour, et on en est encore là, puisque tu es partie, puisque tu t'en es allée loin.
Dans ton coeur, il y avait des millions de couleurs que j'étais trop aveugle pour voir, tu cachais des prières que j"étais trop athée pour comprendre. Tu vivais au jour le jour, minute par minute, seconde après seconde. Tu ne voyais pas plus loin que le prochain p"tit pain au chocolat.
Nous deux, c'était pas comme avec les autres. Une belle amitié, des mots pas prononcés, des chansons qu'on chantait et écrivait ensemble, des nuits à rire rien qu'en se regardant.
Des jours de sourire intensif. Pas de cachoterie, à part ces prières et l'origine de ces couleurs.
C"était tout bête, c'était tout nous. Notre premier chapitre de vie.
Et tu t'es enfui, bien loin. Dans un autre univers où je ne suis pas, un endroit où tu te sens bien. Enfin, je l'espère...
Je ne veux pas manquer d'air, je ne veux pas manquer d'étoiles. Si je m'en remets à toi, c'est que je sais que tu as la solution. Je sais que tu penses, que tu ris pour moi, au moins de temps en temps, parce que si tu vis Carpe Diem, il te reste des traces de passé que tu ne peux oublier. Je le savais bien avant qu'on ne soit vraiment ami. Souviens-toi : S-a-S -a. Sans Aucun Secret Antérieur. Le bon vieux temps ?
Mes étoiles... Je dois trop écouter Lynda Lemay :
Les étoiles que j'avais dans les yeux et qui semblaient te plaire sont venues s'échouer comme des étoiles de mer... [ ... ] ... Si tu es venu pour les étoiles, elles sont tombées dans la boue. Si t'es là pour me voir j'te signale, y'a plus rien à voir du tout ...
Mes étoiles à moi, c'est pareil... Dans la boue. Mais, tu n'es pas là. Tu ne te mettras pas à g'noux dans la vase pour me d'mander pardon. Le tonnerre ne me volera pas ta phrase et tu ne te lèveras pas d'un bond. Puis tu repartiras pas l'air malheureux, et au coin de mes yeux, il n'y aura pas comme des étouales.
Ca arrive que dans cette chanson, je crois...
Mon air s'en est allé, je peux te l'avouer, mon oxygène s'est envolé avec toi.
Mais c'est pas grave, tant que tu es heureuse... et que tu ne lis pas ces mots-là.
C'est pas grave, ça va passer.
Juste le temps... de ne plus penser.
Lettres du passé